Redynamiser la vie syndicale ?

Maxime Maguire et Linda Simard

Une rupture majeure est survenue à l'intérieur du mouvement syndical : il s'est dé-connecté de sa base. Selon Robert Roy, professeur associé en philosophie politique à l'Université de Sherbrooke, plusieurs tensions peuvent se manifester entre les intérêts individuels et collectifs. En effet, comment concilier le rôle de dirigeant – qui requiert de prendre des décisions et des initiatives qui ne font pas toujours l'unanimité –, avec celui de représentant des intérêts de la majorité ?

Selon lui, pour assurer une bonne représentativité, il faut s'ouvrir à tous les points de vue. C'est ce qui fait notre richesse collective. Il faut aussi prendre l'initiative de s'éloigner, à l'occasion, de la rigueur des procédures pour donner la chance aux personnes de s'exprimer dans un contexte de délibération plus spontané.

Le mouvement syndical offre une belle tribune. Il doit aussi être à l'écoute pour mieux comprendre ses membres. Nous avons l'embarras du choix : les consultations restreintes, les sondages délibératifs, les questionnaires électroniques, les discussions par visiocon-férence, et plus encore !