Louise Chabot, Présidente de la CSQ

Entre nous

1 mai 2017

Louise Chabot

Louise Chabot

« La maison est en ordre! », a déclaré fièrement le ministre Leitão lors de la présentation du budget. Le grand ménage étant maintenant terminé, il a affirmé pouvoir réinvestir en éducation et en santé. Il faut vraiment que ce gouvernement nous prenne pour des valises pour se présenter maintenant en sauveur de nos services publics, après en avoir été le fossoyeur!

Les sommes annoncées sont insuffisantes pour réparer les pots cassés. Le gouvernement Couillard a mis à mal nos services publics, tant en éducation qu'en santé ou en petite enfance. Le manque de ressources et de moyens est flagrant dans tous ces secteurs.

En éducation, on nous a promis une politique nationale sur la réussite éducative qui, au moment d'écrire ces lignes, tarde à voir le jour. Après avoir mené une consultation, le ministre Proulx devait poursuivre le dialogue avec le personnel de l'éducation. Cela n'a pas encore eu lieu...

Ce grand remue-ménage n'était-il qu'une opération marketing pour redorer l'image de son gouvernement? Le doute est permis... Quoi qu'il en soit, nous continuerons de réclamer une vision globale et cohérente de l'éducation.

En petite enfance, notre réseau public des services de garde souffre toujours du manque de ressources et des effets de la modulation des tarifs. Pourtant, le ministre Proulx reconnait que l'éducation, ça commence tout petit. À quand des gestes d'appui concrets?

En santé, le ministre Barrette continue de prendre des décisions qui minent l'accès aux services. Pensons, notamment, à la centralisation des laboratoires médicaux publics qui affecte l'accès aux soins, le personnel et la vitalité économique des régions. La réforme devait régler tous les problèmes. Qui croit encore Gaétan Barrette?

Les luttes de notre centrale ne s'arrêtent pas là. Plusieurs autres sont menées dans une perspective large pour obtenir une plus grande justice et une plus grande équité sociale, dans l'intérêt de tous nos membres et de l'ensemble de la population. Je pense, notamment, au salaire minimum à 15 $ l'heure, à la retraite décente pour tous, et à la révision des normes et des lois du travail. Notre action collective prend tout son sens dans ces combats.

Ensemble, continuons la lutte pour améliorer nos conditions de travail et faire progresser notre société.

Solidairement,

Louise Chabot, Présidente