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Martin Cayouette, Conseiller FPSS-CSQ

Ce n'est pas mon local, c'est celui des élèves

9 mars 2017

Isabelle Jacques et Élisabeth Charron

Isabelle Jacques et Élisabeth Charron

Partager sa classe avec le service de garde et les spécialistes, ce n'est pas toujours évident. Un syndicat a pris les grands moyens pour favoriser un climat harmonieux.

Isabelle Jacques1 est éducatrice en service de garde à la Commission scolaire des Patriotes. Elle explique que ses collègues avaient difficilement accès à un local. « Certaines devaient demeurer dans le corridor avec leur groupe, d'autres étaient entassées dans des locaux à la limite de leur capacité. C'était désagréable pour elles et les enfants, ça créait des conflits, et le bruit causait des maux de tête. »

Élisabeth Charron1 avoue que ce n'est pas d'emblée que les enseignantes et enseignants acceptent d'ouvrir les portes de leur local. Elle-même enseignante à la même commission scolaire, elle souligne qu'il faut considérer le local comme étant celui des élèves et non celui du prof, et apprendre à le partager.

Un outil efficace, un climat harmonieux

Pour trouver des compromis, le Syndicat de Champlain (CSQ), un syndicat multicatégoriel, a produit un canevas de protocole sur le partage des locaux, qui entraine un climat plus harmonieux dans les établissements.

« Le plus difficile, c'est de se mettre à la place de l'autre et de comprendre son travail. Quand on arrive à communiquer, il y a une zone de respect et de connaissance de l'autre qui s'établit. Souvent, ça entraine de belles complicités, ce qui a un impact positif sur les enfants », confie Élisabeth Charron.

Une zone d'échange qui change tout

« Grâce au protocole de partage de locaux, la direction, la technicienne en service de garde, les éducatrices et les enseignants s'assoient autour de la même table pour parler des irritants et convenir de lieux où tout le monde peut travailler », explique Isabelle Jacques.

« On a voulu favoriser une zone d'échange et de communication pour que les gens arrivent à se comprendre. On s'est rapidement rendu compte qu'on veut tous le bien des enfants », ajoute Élisabeth Charron.

« Les grands gagnants, ce sont les enfants. Ils obtiennent un environnement plus calme et un rythme du diner qui les respecte. Et lorsqu'ils reviennent en classe l'après-midi, ils sont mieux disposés à apprendre », conclut Isabelle Jacques.

Le protocole de partage des locaux est disponible
sur le site fpss.lacsq.org/pour-commander.


1 Isabelle Jacques et Élisabeth Charron sont membres du Syndicat de Champlain (CSQ).