Sébastien Lavergne, Conseiller CSQ à la sécurité sociale
Claude Girard, Conseiller CSQ aux communications

Régimes de retraite universitaire - Il faut privilégier la libre négociation

11 mars 2016

Le gouvernement Couillard souhaite restructurer les régimes de retraite à prestations déterminées du secteur universitaire. Si le projet de loi no 75 tient compte, en partie, des différentes réalités propres à chaque régime, certains aspects demeurent très pénalisants pour les travailleuses et travailleurs ainsi que pour les personnes retraitées.

Lors de son audience devant la Commission de l'économie et du travail, dans le cadre des consultations entourant le projet de loi, la CSQ a insisté sur l'importance de la libre négociation et a rappelé les efforts importants qui ont déjà été fournis, au cours des dernières années, par les personnes participantes des différents régimes universitaires afin d'en améliorer la situation financière.

« De grandes concessions ont été faites sur les prestations ainsi qu'un plus grand partage des coûts. Il est à noter que près de 75 % des régimes universitaires prévoient déjà un partage à parts égales des coûts entre les personnes employées et l'employeur, et qu'environ 75 % prévoient un partage des déficits. Et ce sont là des changements qui sont tous intervenus à la suite de la libre négociation entre les parties », affirme Mario Beauchemin, vice-président de la CSQ.

Une libre négociation qui marche

Cette libre négociation a d'ailleurs permis d'apporter des solutions concrètes et appropriées aux différents problèmes. « Lorsqu'il est question de revoir les prestations à la baisse ou d'introduire une hausse de la part assumée par les travailleuses et travailleurs, ces paramètres doivent être négociés entre les parties, sans intervention externe, car ils font partie de la rémunération globale et des conditions de travail », explique-t-il.

Enfin, la CSQ s'est dite favorable à un fonds de stabilisation pour affronter les fluctuations des marchés boursiers, ainsi qu'à doter les parties de nouveaux outils afin de stabiliser le financement des régimes de retraite.