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Entre nous

15 octobre 2015

Louise Chabot, présidente de la CSQ

Louise Chabot, présidente de la CSQ

Le thème de notre congrès, Agissons ! Ripostons !, en dit long sur l'action que nous déployons depuis des mois pour revaloriser les emplois, assurer la qualité des services publics et contrer les politiques d'austérité qui affectent cruellement les conditions de vie de toute la population.

De plus, s'il est un enjeu sur lequel nous ne ménageons aucun effort, c'est bien celui de la négociation des conditions de travail des milliers de membres que nous représentons dans les réseaux publics de l'éducation, et de la santé et des services sociaux. C'est notre priorité. Et nous agirons pour faire respecter ce droit fondamental qu'est la négociation afin d'obtenir un règlement satisfaisant à la hauteur des aspirations légitimes de nos membres.

Il y a un an, le 31 octobre 2014, nous avons déposé nos demandes syndicales visant à rehausser les conditions de rémunération et d'exercice du travail. La tâche, la précarité d'emploi, la surcharge de travail, la sous-traitance, l'autonomie professionnelle, le pouvoir d'achat, la réduction des écarts salariaux : voilà les principaux enjeux au cœur de cette négociation. Le gouvernement doit comprendre l'importance d'agir sur ces questions pour assurer la qualité des emplois, et ce, dans un objectif d'attraction et de rétention du personnel, et aussi pour garantir la qualité des services publics.

Or, nous sommes loin d'être écoutés, voire entendus. Le gouvernement est totalement insensible aux enjeux soulevés par nos revendications. Pire, il propose des reculs sur les conditions actuelles de travail. Pas étonnant, direz-vous, lorsqu'on observe la vitesse folle à laquelle il sabote nos services en éducation et en santé, réduisant du même coup les conditions d'emploi de celles et ceux qui y travaillent, les conditions d'apprentissage de nos jeunes, les conditions de soins et les services rendus aux plus vulnérables.

Nous refusons d'« avancer en arrière ». Nous sommes déterminés à aller de l'avant pour obtenir des conditions de travail décentes, qui reconnaissent la valeur essentielle de nos emplois. Voilà le projet des prochains jours, des prochaines semaines, des prochains mois : un règlement négocié et satisfaisant ! Certains nous prédisent une loi spéciale. S'il s'agit d'une possibilité, nous refusons d'y voir une fatalité qui nous résignerait à nous éloigner de l'objectif possible d'un bon règlement négocié.

La lutte sera difficile. Le Front commun composé de 400 000 travailleuses et travailleurs, dont fait partie la CSQ, mettra tout en œuvre pour conduire cette négociation de bonne foi et la conclure favorablement pour ses membres.

Avec nous, c'est possible !