Quatrième mythe

Retraite dorée !

20 février 2012

Toutes les personnes retraitées de l'État ont une « retraite dorée » !

Réalité

FAUX. Ce mythe repose essentiellement sur la croyance propagée dans les médias que tout le personnel de l'État a des salaires (trop) élevés et que ces personnes bénéficiant de la sécurité d'emploi travaillent nécessairement toute leur vie dans la fonction publique (ministères) ou parapublique (réseaux de la santé et de l'éducation). Voici les faits :

  • Selon l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), organisme gouvernemental neutre et indépendant, pour des emplois comparables, les salaires en 2013 étaient 8 % moins élevés dans les secteurs public et parapublic que dans le secteur privé5 ;
  • Selon l'ISQ, en 2013, les « mirobolants » avantages sociaux des secteurs public et parapublic décriés dans les médias ne font que ramener le personnel de ces secteurs à parité avec celui du secteur privé en matière de rémunération globale (salaire et ensemble des avantages sociaux comme les régimes de retraite, les assurances, les vacances, etc.)6 ;
  • Seulement 48 % du personnel de l'État occupait un emploi régulier à temps plein, 16 % un emploi régulier à temps partiel et 36 % un emploi à statut précaire7 (on est loin de la supposée sécurité d'emploi à vie, mur à mur, pour toutes et tous !) ;
  • En 2012, la « retraite dorée » des personnes retraitées du RREGOP atteignait en moyenne la somme « astronomique » de 18 745 $ par année8 (Wow ! Digne des joueurs de hockey !).

5 INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC (2013). Rémunération des salariés. État et évolution comparés. Faits saillants, p. 3.
6 INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC (2013). Rémunération des salariés. État et évolution comparés. Faits saillants, p. 3.
7 Basé sur les données du fichier S.I.R. du Conseil du trésor.
8 CARRA. Rapport annuel de gestion 2012, p. 71.