Sixième mythe

Faillite comme en Grèce !

20 février 2012

Il faut absolument réduire les bénéfices « somptueux » du RREGOP pour éviter que le Québec fasse faillite comme la Grèce !

Réalité

FAUX. Rappelons d'abord que le RREGOP n'est pas en difficulté financière et que ses coûts n'ont rien d'astronomique, étant tout simplement proportionnels à la masse salariale du personnel de l'État (voir 1er et 5e mythe). Il ne s'agit pas d'un régime « somptueux » et la plupart des solutions avancées pour améliorer la situation des régimes traversant une période difficile ont déjà été adoptées au RREGOP, certaines depuis longtemps (voir 3e mythe).

Cette prétention que la dette reliée au RREGOP est hors de contrôle, qu'elle augmente de façon exponentielle et qu'elle mettra l'État en faillite est probablement la pire et la plus amplifiée des faussetés véhiculées par les médias. Dans les faits, le passif net de l'ensemble des régimes de retraite du gouvernement du Québec représentait 21,8 % du produit intérieur brut (PIB) en 1997-1998, alors qu'il n'est que de 8,6 % du PIB en 2011-201213. Autrement dit, le poids relatif des engagements du gouvernement envers ses régimes de retraite (passif net) par rapport à l'enrichissement collectif (PIB) ne va pas en augmentant, mais bien en diminuant ! Est-ce cela qu'on appelle se diriger tout droit à la faillite ?


13 QUÉBEC, MINISTÈRE DES FINANCES (2013-2014). Plan budgétaire 2013-2014, Section I, p. 24.