Les bons coups et les moins bons coups du budget

11 janvier 2013

Au-delà des simples pourcentages concernant les variations de dépenses, il apparaît important de faire ressortir quelques bons coups et moins bons coups de ce budget.

Les bons coups

  • Création de 15 000 nouvelles places en garderie (28 000 avec celles déjà annoncées) pour atteindre 250 000 places le 1er janvier 2017. 12 500 de ces 15 000 nouvelles places sont constituées en CPE.
  • Financement de 3 000 nouveaux logements sociaux.
  • Confirmation de l'annulation de la hausse des droits de scolarité.
  • Confirmation de la création du nouveau palier d'imposition pour les revenus au-delà de 100 000 $.
  • Augmentation de la contribution financière demandée aux banques.
  • Abolition de la « règle du 15 ans » pour les médicaments.
  • Affermissement de la lutte à l'évasion fiscale (malheureusement, on se limite à la petite fraude et on oublie l'optimisation fiscale des multinationales et des particuliers aisés).
  • Resserrement du contrôle sur les dépenses d'investissement dans les infrastructures (on allait pas mal vite au cours des dernières années...).
  • Ouverture à la bonification du Régime de rentes du Québec afin d'améliorer le régime public de retraite de l'ensemble des Québécois.
  • Ralentissement de la hausse des tarifs d'électricité. Ils seront indexés plutôt que haussés de 20 % comme le souhaitait l'ancien gouvernement.

Les moins bons coups

  • Priorité absolue à l'équilibre budgétaire.
  • Absence de marge de manoeuvre pour de nouvelles initiatives (exemple : en éducation).
  • Compressions dans certains ministères et organismes.
  • Confirmation du maintien d'une « taxe santé » modulée.
  • Relativement peu d'efforts mis à la hausse des revenus.
  • Pas de révision du traitement fiscal des dividendes et des gains en capital.
  • Peu d'efforts additionnels demandés aux entreprises.
  • Report de la réforme sur les redevances minières.