Une corporation liée à l’Assemblée nationale

30 mai 2014

Avant 1974, la CEQ était définie par une loi constitutive, adoptée par l'Assemblée nationale en 1946. Cette loi correspondait à ses statuts et règlements. Pour y apporter une modification, il fallait que les députés votent à l'Assemblée nationale... Vous avez bien lu ! La loi constitutive ne pouvait être modifiée sans le consentement du parti au pouvoir. Imaginons ce que ce serait si, aujourd'hui, un syndicat devait demander la permission à l'Assemblée nationale pour modifier ses statuts et règlements...

Malgré tout, cette loi constitutive avait des avantages indéniables. Elle prévoyait l'adhésion à la Corporation de tous les instituteurs de la province, sans exception, ainsi que la cotisation syndicale obligatoire, ce qui constituait un atout majeur puisque la formule Rand n'était pas encore en vigueur au Québec. La CEQ avait donc un double privilège qu'aucune organisation syndicale n'avait à cette époque.

Des cadres en nos rangs, vraiment ?

Avant 1974, seul l'instituteur (incluant l'institutrice) était mentionné dans les catégories de membres pouvant faire partie de la CEQ. Même si cela n'était pas prévu dans sa loi constitutive, l'organisation comptait aussi en ses rangs d'autres catégories de personnel, notamment les professionnels de commissions scolaires, les enseignants du collégial ainsi que deux associations de cadres, en raison de la nature corporative de l'organisation.