Les enseignantes et enseignants ouvrent les portes…

30 mai 2014

Nouvelle structure, nouvelles instances, nouvelle idéologie, nouvelle mission... nous manque-t-il un élément fondamental pour enterrer définitivement le corporatisme ? Bien sûr ! Les enseignantes et enseignants de l'époque ouvrent les portes de leur nouvelle centrale à d'autres catégories de membres, comme en fait foi cette décision du Congrès de fondation, qui a eu lieu en novembre 1972 :

Le membership de cette centrale pourra être constitué de syndicats regroupant un ou plusieurs des groupes de travailleurs suivants :

a) Salariés enseignants... (commissions scolaires, cégeps, universités, organismes privés, écoles d'états ou autres organismes publics ou semi-publics qui dispensent de l'enseignement ou qui s'occupent d'éducation)
b) Professionnels non enseignants
c) Salariés, membres du personnel parapédagogique
d) Employés considérés comme du personnel technique, employés de bureau, et employés manuels
e) Retraités de l'enseignement
f) Sans distinction de langue
g) Avec extension au secteur de l'éducation permanente4...

C'est en 1971 que le personnel de soutien s'est joint à l'organisation. En 1972, le personnel professionnel, dont le nombre de membres ne cesse de croître, se dote d'une fédération. Puis sont arrivés, tour à tour, le personnel professionnel des cégeps et professeurs d'université (1972), le personnel de soutien des universités (1973), le personnel de soutien des cégeps (1974), le personnel professionnel des universités et le personnel du secteur des loisirs (1975). Plus tard, dans les années 80, les syndicats d'infirmières et infirmiers s'affilient à la Centrale, de même que d'autres catégories de membres du secteur de la santé. Suivront les éducatrices en CPE et en milieu familial dans les années 90.

Mentionnons qu'au moment de la fondation de notre centrale, en 1974, seuls les membres non enseignants avaient une structure fédérative parce que les enseignantes et enseignants trouvaient important que les autres catégories de personnel aient leur propre instance pour débattre des sujets qui leur étaient propres.

Plus tard, les enseignantes et enseignants décideront, eux aussi, de se doter d'une structure fédérative pour débattre des enjeux relatifs à l'éducation. Naîtra ainsi, en 1988, la Fédération des enseignantes et enseignants de commissions scolaires (FECS) qui changera de nom pour devenir l'actuelle Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) en 1998.

4 CEQ (1972). Décisions du Congrès de fondation de la centrale, tenu du 17 au 19 novembre 1972, D-5112.