Dates à retenir

Parti d'un rassemblement d'institutrices rurales, notre mouvement syndical a pris de l'essor et est rapidement devenu une force incontournable dans le débat social et politique pour faire valoir les droits des travailleuses et des travailleurs.

1936

L'Association catholique des institutrices rurales, qui allait devenir en 2000 la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), fut créée en 1936 par Laure Gaudreault, une institutrice scandalisée devant leurs conditions salariales et de travail. Étant donné l'emprise de l'Église sur la population et les affaires publiques, les conditions de vie du syndicalisme sont difficiles.

1939

Fondation de la Fédération provinciale des instituteurs ruraux.

1942

Fondation, par Léo Guindon, de la Fédération des instituteurs et institutrices des cités et villes.

1946

C'est l'époque de la « grande noirceur » au Québec. L'Union nationale, ayant à sa tête Maurice Duplessis, fait la vie dure aux syndicats. D'ailleurs, ce dernier s'acharnera à détruire l'Alliance des professeurs de Montréal, un syndicat puissant de l'époque. Malgré les volontés avouées de Duplessis, le mouvement syndical reprend des forces et se radicalise pour affronter celui qui veut les anéantir. À ce moment, fusionneront les trois fédérations pour donner naissance à la Corporation générale des instituteurs et institutrices catholiques de la province de Québec (CIC).

1967

La CIC devient la Corporation des enseignants du Québec (CEQ) ; elle abandonne en même temps son caractère confessionnel et entreprend sa première négociation à l'échelle du Québec. Le gouvernement du Québec adopte sa première loi spéciale, le bill 25, qui réprimande sévèrement les enseignantes et des enseignants en grève.

1974

La CEQ se transforme en centrale syndicale, la Centrale de l'enseignement du Québec, et souhaite regrouper l'ensemble des travailleuses et des travailleurs de l'enseignement public, de la santé et des services sociaux, des établissements d'enseignement privé et du loisir.

1988

Lorraine Pagé est élue à la tête de la CEQ ; elle devient la première femme à accéder à la présidence d'une centrale syndicale au Québec.

1992

La CEQ modifie l'ensemble de ses statuts, de sa structure et de ses services lors de son 33e Congrès de juin 1992.

1997

À la suite d'une vaste consultation, la CEQ tient un congrès d'orientation dont les thèmes principaux sont : le rapprochement mutuel des membres et de l'organisation, la refondation du syndicalisme dans chaque établissement et le renforcement des solidarités.

1999

Monique Richard succède à Lorraine Pagé comme présidente de la CEQ.

2000

Lors de son 36e Congrès, la CEQ change de nom et devient la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) afin de mieux refléter la diversité de son membership.

2003

Réjean Parent est élu président lors du 37e congrès.

2012

Louise Chabot est élue présidente lors du 40e congrès.

Liste des présidentes et des présidents

1946-1951 Léo Guindon (5 ans)
1951-1965 Léopold Garant (14 ans)
1965-1970 G.-Raymond Laliberté (5 ans)
1970-1978 Yvon Charbonneau (8 ans)
1978-1982 Robert Gaulin (4 ans)
1982-1988 Yvon Charbonneau (6 ans)
1988-1999
Lorraine Pagé (11 ans)
1999-2003
Monique Richard (4 ans)
2003-2012
Réjean Parent (10 ans)
2012 à aujourd'hui
Louise Chabot

Laure Gaudreault, grâce à son audace, à sa perspicacité et à sa ténacité, est la véritable pionnière du syndicalisme enseignant au Québec. Elle fonde, en 1936 dans Charlevoix, le premier syndicat d'institutrices rurales au Québec. Elle est, en 1946, cofondatrice et longtemps vice-présidente de la Corporation générale des instituteurs et institutrices catholiques de la province de Québec, devenue en 1974 la Centrale de l'enseignement du Québec (CEQ) et, aujourd'hui depuis l'an 2000, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).