Démocratie au Honduras

Montréal, le 8 juillet 2009

Le très honorable Stephen Harper
Premier ministre du Canada
24, Sussex Drive
Ottawa (Ontario) K1M 0A1

pm@pm.gc.ca

Monsieur le Premier Ministre,

Nous vous écrivons aujourd’hui pour exhorter le gouvernement canadien à prendre clairement position pour la démocratie au Honduras. Le ministre d’État des Affaires étrangères, M. Peter Kent, a mis notre pays dans l’embarras lors de la session d’urgence de l’organisation des États américains (OEA) qui s’est déroulée la semaine dernière. Pendant que tous les autres pays des Amériques cherchaient une solution pour redonner le pouvoir au gouvernement légitimement élu, le ministre Kent trouvait, quant à lui, des justifications au coup d’État.

Le Canada doit condamner sans équivoque ce renversement violent du gouvernement élu du Honduras ainsi que la répression qui n’a cessé de frapper les opposantes et les opposants au coup d’État. Nous sommes d’avis que toute légitimation de cette opération antidémocratique pourrait constituer un grave précédent et déstabiliser toute la région de l’Amérique centrale.

Conséquemment, nous demandons au gouvernement canadien d’émettre publiquement une position claire pour le retour inconditionnel du président élu, Manuel Zelaya, au pouvoir. Nous souhaitons également que votre gouvernement exige du gouvernement putschiste la cessation immédiate de toute répression envers les organisations de la société civile et les médias indépendants. Enfin, nous demandons que le Canada suspende toute son aide bilatérale au Honduras, et ce, jusqu’à la réintégration du gouvernement Zelaya au pouvoir.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de nos sentiments distingués.


Réjean Parent
Président
Centrale des syndicats du Québec

c.c.
L’honorable Peter Kent, ministre d’État des Affaires étrangères
L’honorable Laurence Cannon, ministre des Affaires étrangères
L’honorable Bob Rae, critique des Affaires étrangères, PLC
M. Peter Julian, critique des Affaires étrangères, NPD