Identité québécoise : langue, culture et immigration

Ce que les partis proposent

  Parti libéral du Québec Parti québécois Coalition avenir Québec Québec solidaire
Langue  
  • Étendre la loi no 101 aux entreprises de 25 à 50 employés ainsi qu’aux entreprises et aux organismes à charte fédérale.
  • Adopter rapidement une loi qui regroupera ses positions linguistiques, incluant les mesures d’accueil, d’intégration et de francisation.
  • Faire du français la langue unique de l’Administration dans ses communications avec les entreprises établies au Québec.
  • Rétablir le droit de travailler en français.
  • Mettre un cran d’arrêt à la pratique de nombreux employeurs réclamant la connaissance de l’anglais pour des tâches où cela n’est pas indiqué.
  • Exiger une réelle connaissance du français des diplômées et diplômés des cégeps et des universités anglophones au Québec.
  • Mandat renforcé pour l’Office québécois de la langue française.
  • Création d’un poste de commissaire à la langue française pour recevoir les plaintes du public et présenter des recommandations visant à assurer le statut du français comme langue commune au Québec.
  • Programmes de francisation sectoriels pour les PME de la grande région montréalaise.
  • Frein à l’usage généralisé de l’anglais dans les interactions de la fonction publique québécoise avec les allophones.
  • Étendre la loi no 101 aux entreprises de vingt employés ou plus.
Laïcité  
  • Interdire aux personnes en autorité (juges, procureurs, policières et policiers, gardiennes et gardiens de prison), aux éducatrices et éducateurs en garderie ou en CPE et aux enseignantes et enseignants des niveaux préscolaire, primaire et secondaire d’afficher leurs convictions, y compris religieuses (un droit acquis s’appliquera).
  • Baliser, dans la Charte des droits et libertés de la personne, les paramètres encadrant les accommodements religieux.
  • Exclure les accommodements incompatibles avec l’égalité entre les hommes et les femmes.
  • Faire figurer le principe de la laïcité de l’État dans la Charte des droits et libertés de la personne.
  • Élaborer, pour les institutions publiques et parapubliques, des balises claires pour répondre aux demandes d’accommodements.
  • Obliger tous les fonctionnaires, de l’État à avoir le visage découvert dans le cadre de leurs fonctions, sauf pour un motif de santé ou de sécurité.
  • Obliger toutes les citoyennes et citoyens à recevoir des services de l’État à visage découvert, sauf pour un motif de santé ou de sécurité.
  • Interdiction du port de signes religieux pour le personnel des services publics en position d’autorité, incluant le personnel enseignant.
  • Le port de symboles religieux serait également interdit à l’ensemble des employées et employés de la fonction publique et les services devraient s’y effectuer à visage découvert.
  • Loi sur la laïcité de l’État pour l’inscrire dans la Charte des droits et libertés de la personne.
 
Culture
  • Nouvelle politique culturelle québécoise dévoilée en juin 2018 et plan d’action 20182023 :
    • 600 M$ sur 5 ans;
    • Une plus grande alliance entre l’éducation et la culture;
    • Plus de soutien aux artistes et aux travailleuses et travailleurs du milieu culturel;
    • Fonds supplémentaire pour la SODEC et la CALQ;
    • Stratégie gouvernementale en architecture.
  • Augmenter de façon importante le budget du ministère de la Culture et des Communications.
  • Soutenir les médias.
  • Faire en sorte que les sites de vente en ligne, comme ceux qui permettent la diffusion en continu, offrent à leur clientèle au Québec des pages d’accueil spécifiques, mettant en avant au moins 70 % de créations québécoises.
  • Obtenir plus de pouvoir en matière de culture auprès du fédéral.
  • Bonification de 25 M$ du budget des sorties culturelles assurant deux sorties par élève et par année de formation, de la maternelle à la fin du secondaire.
  • Créer le Fonds culturel du Québec qui :
    • Financera la culture et assurera la cohérence des actions des divers ministères et des institutions culturelles publiques;
    • Chapeautera le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC);
    • Investira massivement dans les musées, les bibliothèques et les cinémas parallèles;
    • Favorisera le renforcement des quotas d’artistes francophones à la radio et à la télévision.
  • Assurer l’accès à quatre manifestations culturelles professionnelles pour les élèves du primaire et du secondaire.
  • Favoriser la culture numérique.
  • Investir 47 M$ dans une nouvelle politique culturelle pour les jeunes, qui comprendrait une plateforme numérique à développer par Télé-Québec.
Immigration
  • Pour une légère hausse des seuils d’immigration (55 000 à 60 000).
  • Accorder une aide financière de 10 M$ sur cinq ans aux MRC et aux municipalités pour mieux planifier l'immigration économique.
  • Une évaluation dépolitisée des seuils d’immigration :
    • Tâche confiée à l’Institut de la statistique du Québec et au Vérificateur général.
  • Retour des bureaux régionaux d’immigration.
  • Assurance que 100 % des immigrantes et immigrants ont une bonne connaissance du français au point d’entrée (ne concerne pas les réfugiées et réfugiés).
  • Bien vérifier, au point d’entrée, que les candidates et candidats à l’immigration s’engagent à respecter les valeurs et les lois québécoises :
    • Des cours de familiarisation au Québec, une cérémonie officielle de bienvenue.
  • Une réduction temporaire de 20 % des seuils d’immigration (40 000 au lieu de 50 000).
  • Création d’un certificat d’accompagnement transitoire de 3 ans.
  • Après 3 ans, trois conditions pour demeurer au Québec :
    • Réussite du test de français;
    • Réussite du test de connaissance des valeurs québécoises, basé sur la Charte des droits et libertés de la personne;
    • Évaluation de la démarche de recherche d’emploi.
  • Laisser au gouvernement fédéral le soin d’expulser ou de déplacer ailleurs au Canada les immigrantes et immigrants qui échouent aux évaluations.
  • Négocier avec Ottawa la gestion du programme de réunification familiale.
  • Maintien des seuils actuels d’immigration.
Intégration des immigrantes et immigrants
  • 10 M$ supplémentaires pour la francisation en entreprise.
  • 15 M$ de plus aux MRC pour la régionalisation de l’immigration.
  • Former un comité de suivi permanent sur l’intégration des personnes immigrantes et sur la lutte contre la discrimination et le racisme.
  • Lancer une vaste campagne de sensibilisation afin de vaincre la discrimination à l’embauche, dans le logement et ailleurs.
  • Revoir en profondeur le programme d’embauche des minorités par l’État québécois.
  • Fixer une cible légale de 16 % de membres de la diversité au sein des conseils d’administration d’organismes publics et parapublics.
  • Interdire la condition de première expérience canadienne de travail.
  • Bonifier substantiellement le Programme d’aide à l’intégration des immigrants et des minorités visibles en emploi (PRIIME).
  • Établir un régime d’inspection et d’amendes significatives sanctionnant la discrimination à l’embauche.
  • Mettre sur pied des projets pilotes de curriculum vitae anonymes et offrir aux entreprises qui le désirent un service de présélection des candidates et candidats à l’embauche.
  • Instaurer un guichet unique de reconnaissance des acquis.
  • Reprendre immédiatement la négociation avec la Tunisie, le Maroc et l’Algérie pour des ententes de reconnaissance réciproque.
  • Amélioration de la reconnaissance des acquis et des compétences.
  • Rendre la francisation obligatoire pour tout nouvel arrivant. Guichet unique pour la francisation des personnes immigrantes adultes.
  • Politique nationale de francisation :
    • la connaissance du français au Québec doit s’élever au statut de droit pour les immigrantes et immigrants et de devoir pour l’État;
    • amélioration importante du budget de francisation et suivi personnalisé en cas d’échec des participantes et participants au programme;
    • le ministère de l’Immigration et de la Francisation (MIF) comme maitre d’œuvre de la Politique.
  • Appliquer un taux d’embauche strict de 25 % de personnes issues des minorités visibles et ethniques à tout le secteur public. Ceci inclut les réseaux de l’éducation et de la santé.
  • Appliquer ce taux jusqu’à l’atteinte de la cible de 18 % de représentativité des minorités ethnoculturelles, dont 13 % de personnes issues des minorités visibles, dans l’ensemble de la fonction publique.
  • Pour la seule fonction publique québécoise, embaucher un minimum de 3 750 personnes issues de la diversité d’ici 2024.
  • Donner des pouvoirs de contrainte à la CDPDJ envers les organismes soumis à l’obligation d’un programme d’accès à l’égalité (éducation, santé, police, municipalités).
  • Mettre sur pied des carrefours d’accueil en immigration.
  • Bonifier les programmes d’aide financière, en prenant compte de la situation familiale, notamment pour les femmes.
  • Bonifier le soutien aux groupes communautaires en immigration.
  • Impliquer les entreprises dans la francisation.
  • Mettre en place un cadre uniforme pour accélérer la reconnaissance des diplômes. 
Autres  
  • Engagement à ne pas tenir de référendum sur la souveraineté avant 2022.
  • Viser une pleine reconnaissance constitutionnelle de la nation québécoise :
    • Autonomie fiscale accrue;
    • Déclaration de revenus unique;
    • Rapatrier d’Ottawa les pleins pouvoirs en matière d’immigration, de langue et de culture.
  • Adopter une loi sur l’accessibilité universelle et reconnaitre officiellement la langue des signes québécoise.
  • Lancer une démarche d’assemblée constituante dès son arrivée au pouvoir.
  • L’assemblée constituante sera élue et aura pour mandat d’élaborer un projet de constitution pour un Québec indépendant. Ce projet sera soumis à la population par référendum.
  • Un budget de 140 M$ est prévu pour soutenir les travaux de l’assemblée constituante itinérante et la consultation référendaire.

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