Petite enfance

21 mars 2014

En 2012, le PQ avait pour slogan « Un enfant, une place ». Le gouvernement Marois a pris l'engagement « D'assurer une place pour chaque enfant qui doit être accueilli dans un centre de la petite enfance » d'ici 2016. Le Québec compterait alors 250 000 places pour répondre aux besoins des familles.

Selon l’échéancier du gouvernement, 15 000 nouvelles places seraient créées entre 2014 et la fin de 2016. Parmi ces 15 000 places, 85 % devaient être réservées aux centres de petite enfance (CPE) et le 15 % restant, aux garderies privées subventionnées. Cependant, cet objectif ne sera pas atteint partout. À Montréal, par exemple, les CPE obtiendront 70 % des places. De ces 15 000 places, 2 000 seront réservées aux milieux défavorisés. Aucune nouvelle place en milieu familial ne sera créée.

Points positifs, la ministre de la Famille a pris les moyens nécessaires afin de limiter la concentration des garderies et d’empêcher la prolifération des chaînes de garderies privées. Mentionnons la création des maternelles à temps plein pour les enfants de 4 ans issus de milieux défavorisés, ce qui répond à une demande historique de la CSQ. Actuellement, les commissions scolaires sont à leur première année d’implantation, et près de 700 enfants sont touchés par cette mesure.

Par contre, une promesse importante a été rompue : le maintien des tarifs des services de garde éducatifs à 7 $ par jour. Le dernier budget prévoit, en effet, une hausse des tarifs de 7 $ à 8 $ dès l’automne 2014, puis à 9 $ par jour en 2015. La ministre de la Famille, Nicole Léger, affirmait le 5 décembre 2013 : « Lors de la campagne électorale, on a clairement dit que […] si les Québécois nous donnaient le mandat, les tarifs seraient à 7 $. »

Moins de deux mois plus tard, cette promesse a été rompue. Que s’est-il passé ? Le gouvernement a reçu le rapport issu du Chantier sur la qualité et la pérennité des services de garde et sur l’optimisation de leur financement, auquel participaient les représentantes et représentants des employeurs et du gouvernement, et qui mentionnait qu’une hausse des tarifs n’était pas à écarter.