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« Lorsqu'une personne travaille pour moins que ce qu'il lui faut pour vivre [...] elle est en fait la plus grande philanthrope de notre société. Elle connaît la faim pour que d'autres puissent manger moins cher ; elle vit dans des logements insalubres pour que les chambres d'étrangers soient étincelantes ; elle souffre de privation pour que l'inflation reste négligeable et que la Bourse grimpe. »

Barbara Ehrenreich

Une lutte qui secoue le monde du travail

L'explosion des inégalités au Québec a mis en évidence la réalité des travailleuses et travailleurs pauvres. Souvent des femmes ou des personnes appartenant à des minorités racialisées ou issues de l'immigration, elles s'échinent pour nous assurer des services à petits prix et, pourtant, un salaire minimum de 10,75 $ l'heure ne leur permet pas de s'offrir une vie décente.

Pour répondre à cette injustice, aux États-Unis, au Canada et maintenant au Québec, le mouvement syndical, les communautés religieuses et les groupes communautaires se tournent vers des campagnes pour un salaire viable (living wage). Des campagnes comme Fast-Food Forward ou Fight for 15 ont, par des grèves illégales, des manifestations, des pétitions et de la représentation politique, amené plusieurs villes et États américains à adopter des politiques de salaires minimums viables.

Au Québec, la revendication d'un salaire minimum à 15 $ l'heure fait du chemin. Le Centre des travailleurs immigrants, plusieurs groupes de militantes et militants et la FTQ ont lancé des campagnes sur cet enjeu. Le Front de défense des nonsyndiquéEs et le Collectif pour un Québec sans pauvreté (organisations auxquelles nous participons) préparent une campagne conjointe pour cet automne.

Alors que les luttes contre les inégalités et la précarisation du travail s'imposent comme prioritaires, alors que des victoires concrètes ont été acquises autour de nous, la revendication d'un salaire minimum à 15 $ l'heure au Québec semble devenir incontournable.

18 mai 2016

Toronto, juillet 2015

Historiquement, le salaire minimum québécois trônait au sommet avec celui de l'Ontario. Dans les dernières années, plusieurs provinces canadiennes ont augmenté significativement leur taux horaire minimum, qui dépasse maintenant celui du Québec (Alberta, 11,20 $ ; Ontario, 11,25 $ ; Manitoba, 11 $). En termes de pouvoir d'achat, malgré un rattrapage important entre 2007 et 2010, on constate que le salaire minimum n'a pas récupéré la force qu'il avait à la fin des années 70 et que sa progression stagne depuis quelques années.

18 mai 2016

À l’exception de quelques zélotes du « libre marché », la majorité des économistes et des politiciennes et politiciens considèrent qu’un salaire minimum est nécessaire. Le débat s’envenime lorsqu’il s’agit de déterminer sa hauteur.

18 mai 2016

Répercussions économiques d’une hausse du salaire minimum… des mythes à déboulonner

L'argument le plus souvent avancé par les opposants à une hausse du salaire minimum (Conseil du patronat et autres), c'est qu'elle provoquerait des pertes d'emplois chez les jeunes et les travailleuses et travailleurs non qualifiés. Pourtant, la littérature scientifique et les faits sont loin de leur donner raison.

18 mai 2016

Sous le thème de « 5 – 10 – 15 ! », la campagne amorcée par le Front de défense des non-syndiquéEs et le Collectif pour un Québec sans pauvreté sera à l'image des campagnes canadiennes et étatsuniennes qui associent à la demande d'un salaire minimum de 15 $ l'heure des revendications autour de la conciliation famille-travail (par exemple : l'accès à des congés de maladie payés ou le droit de connaître son horaire quelques jours à l'avance).

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