Marc Nantel : le départ d'un homme humble

Anne-Catherine Sabas

Ses collègues peuvent en témoigner : Marc Nantel allie à son engagement une sensibilité d'artiste et d'intellectuel. La perte pour la CSQ est donc d'autant plus grande qu'en toute humilité, il s'est attardé à faire avancer les causes en lesquelles il croit. Arrivé à la première vice-présidence de la CSQ « par accident », comme il le dit, il est de ces hommes réceptifs aux souffrances qu'ils décèlent chez les autres et aux idéaux d'un monde meilleur.

Après les bons mots de celles et ceux qui ont eu l'occasion de le côtoyer, il a formulé ses remerciements avec un vague malaise, admettant que l'exercice le dérangeait. Puis, il a profité de cette tribune pour rappeler l'importance du rôle de la CSQ et le danger de la laisser devenir un simple prestataire de services, faisant ainsi écho aux propos de Christian Nadeau dénonçant le corporatisme. La CSQ est une centrale de citoyens, a-t-il affirmé avant de souhaiter à tous un bon combat !