Le combat syndical pour la qualité de l'éducation au Sénégal

Sébastien Bouchard

L'explosion des taux d'intérêt des années 1980 a fait exploser les dettes des pays du Sud. Depuis, le FMI et la Banque mondiale imposent des politiques d'ajustement structurel de coupes et privatisation des services publics. Pour Marième Sakho Dansokho, secrétaire générale du syndicat des professeurs du Sénégal, cette situation pose deux grands défis à la qualité de l'éducation.

D'un côté, une grande partie des écoles sont des « abris provisoires », qui sont devenus permanents. Souvent faits de paille, ils ne résistent pas aux intempéries. De l'autre, la politique de réduction de la masse salariale a mené au recrutement de « volontaires et vacataires » appelés « corps émergents ». Avec très peu ou pas de formation, ils ont pris place dans les écoles avec de très faibles salaires. Les luttes syndicales, incluant de longues grèves, ont permis d'augmenter la durée minimum de formation des enseignants à trois mois et à élever leur niveau de formation initiale et leur salaire.

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