Réaction à l’étude de l’ISQ sur la rémunération des employés | Un retard salarial persistant et inacceptable

28 novembre 2019

Montréal, le 28 novembre 2019. – Selon une étude publiée ce matin par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), le constat est clair : la rémunération globale du personnel œuvrant dans les services publics provinciaux est 6,2 % moins élevée que dans les autres secteurs. Plus spécifiquement, les salaires bruts de ces employés accusent un retard moyen de 13,2 % par rapport aux autres salariés québécois. En comparaison au secteur privé, ce retard est de 10 %, mais face aux autres administrations publiques fédérales et municipales, le décalage grimpe à 20 %.

« Ce retard est simplement inacceptable! Il est révélateur des sacrifices imposés, depuis plusieurs années, aux employés des réseaux de l’éducation et de la santé, et des ministères. L’austérité libérale nous a fait mal, le gouvernement de la CAQ doit corriger la situation. Cet enjeu sera au cœur de nos négociations », affirme Sonia Ethier, présidente de la CSQ.

« Les femmes composent plus de 75 % des effectifs du secteur public provincial. Le gouvernement du Québec ne peut pas se vanter de reconnaître pleinement le travail des femmes alors que sa politique de rémunération institutionnalise un retard de 10 % à 20 % pour des emplois comparables », s’insurge la leader syndicale.

Alors que plusieurs ministères et établissements publics peinent à recruter et à retenir les employés, la CSQ presse le gouvernement de régler le retard salarial. « Il y a urgence d’agir pour améliorer les salaires. Notre revendication de 2 dollars de l’heure de plus en 2020 et de 3 % pour chacune des deux années suivantes permettra au gouvernement d’atteindre cet objectif », rappelle la présidente.

« Cependant, il faut aussi que le gouvernement regarde les autres facteurs qui contribuent à détériorer la qualité des emplois du secteur public. Les coupes imposées dans le personnel ont eu pour effet d’augmenter la charge de travail. À cela s’ajoutent les réformes structurelles à répétition qui ont grandement affecté l’autonomie professionnelle de nos membres. Cette situation n’est plus viable. À l’aube de la négociation du secteur public, le gouvernement doit être à l’écoute des revendications portées par la CSQ. Québec ne peut plus se contenter d’être un employeur de deuxième classe. Il doit offrir des conditions qui permettront d’attirer et de retenir le personnel nécessaire pour éduquer, soigner, appuyer et servir les Québécoises et Québécois », conclut Sonia Ethier.