Le SIISNEQ-CSQ et la FSQ-CSQ dénoncent la stratégie patronale

10 octobre 2018

Baie-Comeau, le 10 octobre 2018. – Le Syndicat des intervenantes et intervenants de la santé du Nord-Est québécois (SIISNEQ-CSQ) et la Fédération de la Santé du Québec (FSQ-CSQ) dénoncent l’impasse dans la négociation locale qui était pourtant presque réglée.

Incompréhension sur la Côte-Nord

Le SIISNEQ-CSQ a appris, vendredi dernier, que l’employeur, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord, mettait fin aux négociations pour recourir à la médiation.

« Cette décision nous a vraiment pris par surprise et nous semble totalement injustifiée puisque l’employeur lui-même avait annoncé, il y a quelques jours, que nous avions pratiquement conclu une entente de principe », rapporte Nathalie Savard, présidente du SIISNEQ-CSQ.

« L’employeur a mis fin abruptement à la négociation, malgré les avancées importantes qui avaient déjà été accomplies. Inexplicablement, le CISSS nous a informés que la négociation était transférée immédiatement à la médiation, sans donner la chance aux parties de continuer le travail amorcé en attendant la nomination d’un médiateur. C’est extrêmement décevant, car nous avons négocié de bonne foi et tout se déroulait rondement. Cette façon de faire est indigne d’une direction qui se targue de respecter ses employés. De plus, on se demande pourquoi l’employeur prend des décisions fortuites qui engendrent des coûts énormes et qui ne servent qu’à prolonger l’aboutissement vers des meilleures conditions de travail pour nos membres », soutient Nathalie Savard, présidente du SIISNEQ-CSQ.

Un drôle de message

Pour sa part, la présidente de la FSQ-CSQ, Claire Montour, s’explique mal que, dans le cadre de la négociation locale, le CISSS n’ait pas de mandat pour négocier localement.

« Le message qui nous est envoyé donne l’impression que l’administration locale a les mains liées et n’a pas de pouvoir pour s’entendre avec ses travailleuses et ses travailleurs. Pourquoi avoir attendu ainsi à la dernière minute pour nous mettre devant les faits accomplis et nous annoncer l’impasse des négociations? Négocier de bonne foi implique de donner les mandats nécessaires dans les délais requis. C’est carrément un non-sens. Cette négociation était sur le point d’aboutir, à la satisfaction de toutes les parties, pourtant l’employeur de la Côte-Nord a préféré tout suspendre pour se tourner vers une médiation qui n’apportera rien de plus à personne », dénonce Claire Montour.

Cette dernière ajoute que cette malheureuse situation démontre le bien-fondé des revendications de la FSQ-CSQ et de la CSQ pour le prochain gouvernement. Rappelons qu’elles demandent au gouvernement d’adopter quatre mesures dans les 100 premiers jours de son mandat afin de remettre notre système public de santé sur les rails. Le nouveau gouvernement doit démontrer très rapidement le sérieux de ses engagements envers le personnel de la santé et envoyer un message très fort aux directions générales des établissements de santé. Pour plus d’informations, consultez 100jourssante.lacsq.org.