Centrale des syndicats du Québec (CSQ) - Nouvelle

« L’austérité, ça concerne tout le monde. Il est temps d’agir, de riposter » selon Louise Chabot

13 mai 2015

À l'occasion du Conseil général de la CSQ qui se tient cette semaine à Sherbrooke, la présidente, Louise Chabot, a rappelé que les politiques d'austérité ne sont pas le remède miracle à la relance économique.

Sherbrooke, le 13 mai 2015. – À l'occasion du Conseil général de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) qui se tient cette semaine à Sherbrooke, la présidente, Louise Chabot, a rappelé que les politiques d'austérité ne sont pas le remède miracle à la relance économique. « Au contraire ! Réduire nos dépenses en éducation, en santé et en petite enfance, c'est aussi réduire nos chances de relancer l'économie. Nous devons nous opposer à cette vision comptable à courte vue des libéraux. »

À cet effet, près de 300 déléguées et délégués de la CSQ mèneront une offensive de sensibilisation auprès de la population de Sherbrooke sur les limites de l'austérité. Ils parcourront les rues à la rencontre des gens pour distribuer des tracts et échanger sur les dangers de ces mesures d'austérité.

Le réseau scolaire de l'Estrie écope

La CSQ est très inquiète des effets dévastateurs de cette austérité libérale sur l'éducation. Déjà, dans le réseau scolaire, nous en sommes à plus d'un milliard de dollars de compressions. C'est ce que le gouvernement a dérobé, de façon irresponsable, aux écoles du Québec.

Dans la région de l'Estrie, les élèves et les étudiants font déjà les frais de ce manque de vision du gouvernement. Les crédits budgétaires n'étant pas encore tous dévoilés, il est difficile de quantifier l'ampleur des compressions. On sait que certaines directions d'école doivent sabrer 25 % de leur budget alloué aux mesures d'appui à la réussite éducative. Les commissions scolaires de l'Estrie anticipent d'abolir des postes chez le personnel professionnel dont quatre conseillers pédagogiques et un agent de service social et de diminuer le temps du psychoéducateur. Du côté du personnel de soutien, l'abolition des postes de concierge et d'électricien est déjà annoncée dans certaines commissions scolaires.

Plus de 30 millions de dollars de coupes en enseignement supérieur en Estrie

Avec ses nombreux établissements d'enseignement supérieur, l'Estrie est un pivot dans le développement, la recherche et la formation de pointe. Des milliers de personnes diplômées de la région participent activement à la prospérité du Québec.

Pourtant, au Cégep de Sherbrooke, on anticipe un million de dollars de compressions. Les crédits budgétaires attendus à la fin du mois viendront faire la lumière sur les coupes prévues. En attendant, des postes chez le personnel professionnel et de soutien ont déjà été abolis. De son côté, le Collège Champlain devra assumer près de 1,4 million de dollars de réduction budgétaire sur ses trois campus. Les compressions pour le campus de Lennoxville se situent entre 300 000 et 400 000 de dollars.

À l'Université de Sherbrooke, c'est plus de 20 millions de dollars qui seront ajoutés aux coupes de 6 à 7 millions prévues au nouveau budget. Des services aux étudiants, des cours et des programmes risquent fort d'être touchés.

Des choix de société

L'obsession du déficit zéro est en train de créer un saccage qu'on mettra des années à réparer. Alors que le gouvernement Couillard ne cesse d'imposer des compressions importantes, il promet, une fois l'équilibre budgétaire atteint, non pas de réinvestir dans les services publics, mais plutôt d'abaisser les impôts.

« Seulement, les coupes en petite enfance, en éducation, en enseignement supérieur, en santé et services sociaux continueront de réduire les services à la population et d'enrichir l'entreprise privée. Est-ce ce genre de société que nous voulons, s'interroge Louise Chabot. L'austérité, ça concerne tout le monde. Il est temps d'agir, de riposter ! ».

Rappelons que la CSQ prépare son congrès qui se tiendra du 26 au 29 juin à Québec, sous le thème Agissons ! Ripostons !

Profil de la CSQ

La CSQ représente plus de 200 000 membres, dont près de 130 000 font partie du personnel de l'éducation. Elle est l'organisation syndicale la plus importante en éducation et en petite enfance au Québec. La CSQ est également présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, du municipal, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.

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