Centrale des syndicats du Québec (CSQ) - Nouvelle

Le ministre doit fermer la porte à double tour aux garderies privées

24 mai 2018

Montréal, le 24 mai 2018. – « Après avoir coupé 350 millions de dollars dans le réseau public des services éducatifs à la petite enfance, il serait scandaleux que le gouvernement utilise des fonds publics pour financer des garderies privées, comme le réclame la Coalition des garderies privées non subventionnées du Québec. Avant de penser à subventionner des entreprises commerciales dont la raison première est le profit, le gouvernement a le devoir de financer adéquatement notre réseau public de la petite enfance dont la raison d’être est le développement global des enfants. »

La présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Louise Chabot, demande au ministre de la Famille, Luc Fortin, et à son gouvernement de fermer la porte à double tour à la demande des garderies privées.

Une erreur à corriger

Pour la CSQ, le gouvernement a déjà commis l’erreur, dans les dernières années, de favoriser le privé au détriment du réseau public, ce qui est une atteinte grave à la qualité et à l’égalité des chances, principes à l’origine de la politique familiale dont le Québec s’est doté il y a plus de 20 ans.

« On constate maintenant que le modèle d’affaires des libéraux est un échec. La solution est pourtant simple : il faut revenir à un système entièrement public, renforcer et développer le réseau des centres de la petite enfance et des milieux familiaux régis et subventionnés », d’expliquer Louise Chabot.

Fermer les valves au privé

La présidente de la CSQ poursuit en ajoutant « que le gouvernement doit abolir le crédit d’impôt qui a eu pour effet de détourner les parents du secteur public vers le réseau privé, de cesser la modulation des tarifs pour revenir à un tarif universel et de fermer une fois pour toutes les valves au privé ».

En terminant, la présidente de la CSQ indique que, si le gouvernement est de bonne foi dans sa volonté d’assurer des services de qualité, il doit investir l’argent public au bon endroit, soit dans le réseau public où la qualité des services est supérieure.