Centrale des syndicats du Québec (CSQ) - Nouvelle

Or et la ponctuation

7 juin 2019

La conjonction de coordination or est toujours précédée d’un signe de ponctuation, puisqu’elle sert à relancer le récit, le raisonnement. Il s’agit généralement d’une ponctuation forte, soit un point ou un point-virgule, étant donné que cette conjonction permet de réunir deux propositions, deux phrases. Une virgule est aussi possible.

Exemples :

On nous avait annoncé une journée ensoleillée; or ce n’est pas le cas.

Cette route ne mène nulle part. Or, c’est bien le chemin que nous a indiqué la propriétaire du chalet.

Il croyait avoir perdu sa montre. Or, elle se trouvait dans sa voiture.

Elle aurait bien aimé qu’il l’attende, or il était parti.

Nous devrons nous réunir à nouveau pour finaliser le dossier. Or d’ici les vacances, aucune date ne fait l’unanimité.

En ce qui concerne la ponctuation qui suit or, on aurait tendance à mettre systématiquement une virgule. Or ce n’est pas toujours nécessaire, comme le montrent les exemples ci-dessus. Une virgule après or sert à reproduire la courte pause que l’on ferait à l’oral. On l’utilise lorsque le développement qui suit est long, complexe ou particulièrement important. Si ce qui suit est court ou qu’un autre signe de ponctuation apparait de façon assez rapprochée dans la phrase, la virgule après or peut être omise.

Saviez-vous que…?

L’illectronisme décrit l’état d’une personne qui est complètement dépassée par les nouvelles technologies. Ce néologisme, formé sur le modèle d’illettrisme, définit le manque de connaissances élémentaires permettant à une personne d’utiliser les outils et les ressources électroniques. Il s’agit autant des difficultés à manier les outils numériques et leurs périphériques (imprimantes, scanneurs, etc.) que des difficultés à s’orienter sur le Web et à utiliser les services numériques. On lui connait quelques synonymes : inhabileté numérique, illettrisme numérique, illettrisme électronique.